Un soutien mutuel
Dans le tome 2, Harry ne cesse de s'inquiéter quand elle est possédée. Il vérifie si elle va bien, il commente l'attitude de ces frères. Cependant, il ne l'aide pas activement. C'est Ginny dans le tome 5 qui saura lui apporter soutient et réconfort.
L'Ordre du Phénix se démarque des autres tomes par quelques petites scènes, celles où Ginny rapporte un peu de joie dans le coeur de Harry.
1 - Quand elle lui dit qu'il reprendra sa place au Quiddich :
" - Joli coup, dit Harry à Ginny lorsqu'ils se retrouvèrent dans la salle commune où l'atmosphère faisait penser à une veillée funèbre particulièrement lugubre.
- J'ai eu de la chance, répondit-elle avec un haussement d'épaules. Le vif d'or n'était pas très rapide et Summerby a un rhume, il a éternué en fermant les yeux juste au mauvais moment. De toute façon quand tu auras repris ta place dans l'équipe...
- Ginny, je suis interdit à vie.
- Tu es interdit aussi longtemps qu'Ombrage restera à l'école, rectifia-t-elle, çà fait une différence. Donc, quand tu auras repris ta place, je pense que j'essaierais de jouer au poste de poursuiveur. Angelina et Alicia quittent toutes les deux l'école l'année prochaine et moi, je préfère marquer des buts plutôt que d'attraper le vif d'or."
2 - Quand elle se met à côté de lui dans le métro au retour de l'hôpital quand il apprend qu'il est possédé par Voldemort (ce n'est dit directement mais Mrs Weasley est obligée de se pencher devant Ginny pour parler à Harry).
" - Cà va, Harry, mon chéri ? murmura Mrs Weasley.
Elle s'était penchée devant Ginny et lui parlait à l'oreille pendant que le rame poursuivait son chemin dans un fracas métallique.
OdP (Gallimard) p 554
3 - Quand il se croit possédé et qu'elle seule réussi à le calmer.
" - C'est quand même un peu bête de ta part, s'emporta Ginny. La seule personne que tu connaisses qui ait jamais été possédée par Tu-Sais-Qui, c'est moi. J'aurais pu te dire quel effet çà fait.
Harry resta immobile, frappé par les paroles de Ginny. Puis il tourna sur lui-même pour la regarder en face.
- J'avais oublié, dit-il.
- Tu as bien de la chance, répliqua-t-elle avec froideur.
- Je suis désolé, dit sincèrement Harry. Alors... Vous pensez que je suis possédé, hein ?
- Est-ce que tu te souviens de tout ce que tu as fait ? demanda Ginny. Est-ce que tu as l'impression qu'il y a de longues périodes de blanc pendant lesquelles tu ne sais pas ce qui s'est passé ?
Harry fouilla sa mémoire.
- Non, dit-il.
- Dans ce cas, Tu-Sais-Qui ne t'a jamais possédé, répondit simplement Ginny. Quand il a pris possession de moi, il m'arrivait de ne plus savoir ce que j'avais fait pendant plusieurs heures d'affilé. Tout à coup, je me retrouvait quelque part sans savoir comment j'y était arrivée.
Harry osait à peine y croire, pourtant, presque malgré lui, il se sentait le coeur plus léger."
OdP (Gallimard) p 561-562
4 - Et biensûr dans la fameuse scène des oeufs de Pâques.
"Elle posa sur la table une boîte enveloppée dans du papier kraft. de toute évidence, le colis avait été ouvert puis refermé sans aucun soin? Un mot griffonné à l'encre rouge indiquait "Inspecté et autorisé par la Grande Inquisitrice de Poudlard".
- Ce sont des oeufs de Pâques qu'à envoyé maman, dit Ginny. Il y en a un pour toi... Tiens, le voilà.
Elle lui tendit un bel oeuf en chocolat, décoré de de petits Vifs d'or glacés, et qui contenait d'après les indications de l'emballage, un sachet de Fizwibiz. Harry contempla l'oeuf pendant un moment puis il sentit avec horreur sa gorge se nouer.
- Cà va, Harry ? dit Ginny à voix basse.
- Oui, oui, çà va, répondit-il d'un ton grincheux.
Sa gorge lui faisait mal. Il ne comprenait pas pourquoi un simple oeuf de Paques pouvait avoir cet effet-là sur lui.
- Tu n'as pas l'air d'avoir le moral, ces temps-ci, insista Ginny. Tu sais, je suis sure que si tu allait parler à Cho...
- Ce n'est pas à Cho que je veux parler, dit brusquement Harry.
- A qui alors ?
-Je...
Il jeta un regard dans la salle pour s'assurer que personne ne pouvait les entendre. Madame Pince se trouvait à quelques mètres de là, occupée à extraire une pile de livres pour une Hannah Abbot visiblement fébrile.
- Je voudrais parler à Sirius mais je sais que c'est impossible.
D'avantage pour s'occuper les mains que par envie véritable, Harry déballa son oeuf de Pâques et en cassa un gros morceau qu'il fourra dans sa bouche.
- En fait, dit lentement Ginny en mangeant à son tour un morceau d'oeuf, si tu veux vraiment parler à Sirius, il doit bien y avoir un moyen d'y arriver.
- Tu plaisantes, répondit Harry d'un ton désespéré, avec Ombrage qui fait surveiller toutes les cheminées et qui lit tout le courrier ?
- L'avantage d'avoir grandi avec Fred et George c'est qu'on finit par penser que tout est possible quand on a suffisamment de culot.
Harry la regarda. Il ne savait pas si c'était à cause du chocolat - Lupin lui avait toujours conseillé d'en manger après une rencontre avec un détraqueur - ou simplement parce qu'il avait formulé à voix haute l'envie qui brûlait en lui depuis une semaine, mais il sentit renaître un peu d'espoir."
OdP (Gallimard) 733-734